Ces derniers jours, je me sens tellement déconnectée de tout ce qui m'entoure. J'ai une impression d'être de trop, de ne pas me sentir à ma place, même lorsque je dors - -'. Je suis confrontée à cette chose que l'on nommerait inconnu dont certains ferait marche arrière car ils craignent ce qui les attendent, la douleur, les peines, la souffrance. Vous savez, dans ces moments de doute, on se pose bien des questions. "Est-ce que que je sers à quelque chose?" "Comment puis-je avoir une vie, puisque l'enfant que je suis est née d'un couple qui ne s'aime pas, ou plus, en tout cas." Eh oui, je vous l'avez dit. Ma tête est devenu une sorte de poubelle où on y jette des tas de bout de papier griffonnés au stylo bic. Je pense qu'à un instant à l'autre, tout cela devra déborder. Mais où? Je n'sais pas encore. Tout est bien flou et rapide mais on fait avec, c'est comme ça. Il vaut mieux garder pour soi et laisser les autres vivre, vivre du bonheur, du peu qu'il puisse y avoir sur cette terre et en profiter le plus possible. Je crois que j'arrive à une intersection de ma vie, là où on doit faire un choix crusial. Je ne vous dirais pas que j'ai peur, ni que je suis perdue et que j'ai besoin d'aide à tout pris. Je vous mentirais encore une fois mais ce n'est pas bien grave. Ma bouche est cousue par des fils bien difficiles à enlever. Je m'approche pas à pas du carrefour avec ma carte de route à la main, il faut que je choisisse mon chemin, tourner à gauche, à droite ou tout droit contre le mur en béton, dans lequel je me suis déjà fait mal tant de fois. Voyez ça comme vous voulez, je parle pour moi et non pour vous. Je crois que ma réponse est assez simple. Je vais prendre tout droit et fermer les yeux. Je veux simplement traverser cet obstacle au lieu de devoir encore le détourner . Je préfère avoir des maux maintenant que trop tard. Ne vous inquiétez pas, je prendrais mon courage à deux main cette fois et je courrais comme Harry Potter sur la voie de la gare King's Cross. L'echec s'élance vers moi comme un pavé dans ma gueule. On va dire que tout ne va pas pour le mieux. Non ! Je ne pleure pas !.. Il paraît qu'il faut prendre le temps d'être triste. Mais je constate que mon temps est devenu bien plus long. Je ne vais pas mal ! Je suis détruite. Il n'y a rien de comique, ou de sarcastique à cela, vraiment pas.
Photo: Oui, c'est bien la seule fois de ma vie où je porte des talons...!.
Je n'ai plus peur de rien, j'ai juste peur de moi.